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Etude de cas

Votre site a du trafic mais peu de demandes : 8 points à vérifier

Du trafic mais peu de demandes ? Huit contrôles pour repérer les freins à la conversion, de la clarté de l’offre au formulaire, jusqu’au suivi commercial des prospects.


Quand un site génère peu de demandes, le premier réflexe est souvent d’aller chercher davantage de visiteurs : plus de SEO, plus de Google Ads, plus de réseaux sociaux, plus de budget.

Parfois, c’est effectivement ce qu’il faut faire. Mais si le site reçoit déjà du trafic et que très peu de visiteurs passent à l’action, acheter encore plus de trafic peut simplement amplifier un problème qui existe déjà.

Avant d’augmenter un budget d’acquisition, je préfère comprendre ce qui se passe entre l’arrivée du visiteur et la prise de contact. Est-ce que la bonne personne arrive sur la bonne page ? Comprend-elle immédiatement ce que vous proposez ? Sait-elle quoi faire ensuite ? Le formulaire fonctionne-t-il ? Et, une fois la demande envoyée, est-elle réellement suivie ?

C’est cette chaîne complète qu’il faut regarder.

Réponse courte : si vous avez déjà du trafic mais peu de demandes, ne commencez pas forcément par en acheter davantage. Vérifiez d’abord la qualité du trafic, la page d’arrivée, la clarté de l’offre, le passage à l’action, la mesure et le traitement du lead après le formulaire.

Un homme consulte un site web sur son ordinateur portable.

Votre offre est-elle comprise en quelques secondes ?

Un visiteur ne connaît pas votre entreprise aussi bien que vous.

Il arrive avec une question, un besoin ou une intention. S’il doit lire plusieurs écrans avant de comprendre ce que vous faites, pour qui et pourquoi il devrait continuer, le problème n’est peut-être pas le trafic.

Je regarde donc très vite trois choses :

  • ce que vous proposez ;
  • à qui cela s’adresse ;
  • ce que la personne peut obtenir ou résoudre.

Ce n’est pas forcément une question de slogan.

Une phrase très créative peut être séduisante et pourtant ne rien expliquer.

À l’inverse, une formulation simple peut permettre au visiteur de se dire immédiatement :

« Oui, c’est bien ce que je cherche. »

Avant de refaire un design ou de lancer une nouvelle campagne, je commencerais donc par relire la page avec les yeux de quelqu’un qui découvre complètement votre activité.

Deux collègues discutent d’une page web affichée sur un écran.

La page correspond-elle vraiment à la source du trafic ?

Tous les visiteurs n’arrivent pas avec la même intention. Une personne qui formule une recherche très précise dans Google, quelqu’un qui clique sur une publicité et une personne qui découvre votre entreprise sur Instagram ne sont pas forcément au même stade.

Le contenu de la page doit donc prolonger ce qui a provoqué la visite.

C’est particulièrement important en acquisition payante. Google Ads indique que l’expérience de la page de destination fait partie des facteurs qui contribuent au Quality Score d’un mot-clé. Google cite notamment l’utilité et la pertinence des informations, la facilité de navigation et la cohérence avec les attentes créées par l’annonce.

Source : Google Ads — Landing page

Si votre annonce parle d’un problème très précis mais que le clic renvoie vers une page d’accueil généraliste, le visiteur doit refaire lui-même le chemin.

Parfois, il le fera.

Parfois, non.

C’est l’une des raisons pour lesquelles une landing page dédiée peut être plus pertinente qu’une page générique : elle poursuit exactement la conversation commencée dans l’annonce ou la campagne.

Un homme touche un bouton orange sur une tablette.

L’action attendue est-elle évidente ?

Certaines pages proposent tout à la fois :

  • téléphoner ;
  • télécharger un document ;
  • prendre rendez-vous ;
  • demander un devis ;
  • s’inscrire à la newsletter ;
  • découvrir les prestations ;
  • suivre l’entreprise sur les réseaux sociaux.

Toutes ces actions peuvent être légitimes, mais si aucune n’est clairement prioritaire, le visiteur doit décider à votre place.

Je préfère qu’une page possède une action principale très lisible, éventuellement accompagnée d’actions secondaires plus discrètes. Il ne s’agit pas de placer un énorme bouton tous les dix centimètres ; simplement, lorsqu’un visiteur est convaincu, il ne devrait pas avoir à chercher ce qu’il doit faire ensuite.

Posez-vous une question très simple :

« Si quelqu’un est intéressé maintenant, est-ce qu’il sait immédiatement comment avancer ? »

Une femme examine un formulaire affiché sur son ordinateur portable.

Votre formulaire demande-t-il plus que nécessaire ?

Un formulaire est un point de passage, et chaque champ devrait avoir une raison d’être.

Nom, email, téléphone, entreprise, budget, taille d’équipe, adresse, secteur, commentaire, délai, type de projet… On peut très vite demander beaucoup d’informations sous prétexte qu’elles seront utiles plus tard. Toutes ne sont pourtant pas forcément nécessaires au premier contact.

Je préfère distinguer :

  • ce dont nous avons besoin pour pouvoir répondre ;
  • ce que nous pourrons demander ensuite, lors de l’échange.

Le même raisonnement vaut pour la clarté : sait-on pourquoi certaines informations sont demandées ? Le formulaire fonctionne-t-il correctement sur mobile ? Que se passe-t-il après l’envoi ? La personne reçoit-elle une confirmation ?

Le formulaire n’est pas seulement un élément technique.

C’est une étape de la relation.

Un homme consulte une page de réalisations sur son ordinateur portable.

Avez-vous donné suffisamment de raisons de vous faire confiance ?

Un visiteur peut parfaitement comprendre votre offre et ne pas être encore prêt à vous contacter.

Il cherche souvent à réduire son risque.

Qui êtes-vous ? Avez-vous déjà traité ce type de problème ? Avec qui travaillez-vous ? Comment se déroule la prestation ? Que se passe-t-il après la prise de contact ?

Les éléments de preuve peuvent prendre plusieurs formes :

  • une étude de cas ;
  • un témoignage ;
  • des réalisations ;
  • un résultat documenté ;
  • une explication claire de votre méthode ;
  • des références lorsque leur publication est autorisée ;
  • des réponses précises aux objections fréquentes.

Je préfère d’ailleurs une preuve modeste mais réelle à une promesse spectaculaire impossible à vérifier.

Écrire « nous sommes experts et innovants » ne prouve rien.

Montrer comment un problème réel a été traité raconte beaucoup plus.

Une femme consulte son téléphone en tenant un dossier dans un atelier.

Votre site est-il agréable à utiliser sur le support réellement utilisé ?

Un parcours peut être très clair sur un écran de bureau et devenir pénible sur un téléphone.

Bouton trop petit.

Texte trop dense.

Formulaire difficile à remplir.

Bloc qui se décale.

Pop-up qui recouvre le contenu.

Page très lente.

Google recommande de ne pas réduire l’expérience d’une page à une seule métrique : les Core Web Vitals comptent, mais l’expérience globale inclut aussi notamment l’affichage mobile, la sécurité et la facilité d’accès au contenu principal.

Source : Google Search Central

Je ne cherche donc pas un 100/100 pour le principe. Je cherche surtout à savoir si un problème technique empêche réellement le visiteur de comprendre, naviguer ou agir.

Une personne consulte un formulaire sur ordinateur et une confirmation sur téléphone.

Mesurez-vous la bonne conversion ?

C’est un point que je rencontre souvent : le site « ne convertit pas », mais lorsqu’on regarde le tracking, on découvre que le formulaire n’est pas mesuré correctement, qu’un changement de page a cassé un événement, qu’un numéro de téléphone cliquable n’est pas suivi ou que certaines sources sont mal identifiées.

Avant d’optimiser un taux de conversion, il faut donc vérifier que la conversion est réellement mesurée.

Dans GA4, Google appelle aujourd’hui événement clé une action particulièrement importante pour la réussite de l’entreprise. Un envoi de formulaire de génération de prospects peut, par exemple, être mesuré comme événement clé afin d’analyser les parcours qui y conduisent.

Source : Google Analytics

Je vérifierais au minimum :

  • l’envoi du formulaire ;
  • les prises de rendez-vous si elles existent ;
  • les appels ou clics importants lorsqu’ils ont une vraie valeur ;
  • la provenance du trafic ;
  • les campagnes ;
  • et la remontée correcte des conversions importantes.

Sans cela, on optimise sur une impression.

Pas sur une donnée fiable.

Un homme prend des notes pendant un appel, devant son ordinateur.

Que se passe-t-il après la demande ?

C’est probablement le point que je trouve le plus souvent oublié lorsque l’on parle de « conversion d’un site ».

Le formulaire a été envoyé. Et ensuite ?

La demande arrive-t-elle au bon endroit ? Quelqu’un en est-il responsable ? Est-elle créée dans le CRM ? Combien de temps s’écoule avant une réponse ? Une relance est-elle prévue ? Et, plusieurs semaines plus tard, peut-on encore retrouver la source initiale du lead ?

Un site peut très bien générer des demandes et donner malgré tout l’impression que « le digital ne rapporte rien » si les leads sont mal suivis ensuite.

C’est pourquoi je distingue toujours :

conversion du site → traitement commercial → vente.

Ce sont trois étapes liées, mais ce ne sont pas la même chose.

Le site peut être responsable de la première.

Il ne peut pas compenser seul un processus commercial qui perd les prospects après le formulaire.

Une personne compare un tableau de suivi et une page web.

Un exemple concret : quand la landing page et la campagne doivent travailler ensemble

Sur un projet d’acquisition Google Ads, plusieurs campagnes répondaient à des intentions différentes.

Envoyer tous les clics vers une seule page généraliste aurait rendu le parcours beaucoup moins cohérent.

Nous avons donc travaillé plusieurs landing pages et tunnels de conversion, chacune construite autour d’un besoin ou d’une intention précise. Les messages des annonces, les contenus des pages, les formulaires et le suivi des sources ont été rapprochés.

Cette logique est détaillée dans l’étude de cas Landing pages & Google Ads.

Des variantes ont aussi été testées.

L’objectif n’était pas simplement de « faire de belles landing pages ».

Il s’agissait d’améliorer la continuité entre :

la recherche → l’annonce → la page → la demande.

Au fil des optimisations, nous avons constaté une amélioration du volume et de la qualité des demandes.

Je reste volontairement prudente sur l’interprétation : une demande n’est pas une vente, et nous ne disposions pas de l’ensemble du cycle commercial permettant d’attribuer un chiffre d’affaires complet à chaque variation.

Mais cela illustre bien un principe :

on ne juge pas une campagne uniquement sur le clic, ni une page uniquement sur son design.

Deux collègues comparent un formulaire sur ordinateur et son affichage mobile.

Avant de vouloir plus de trafic, regardez où le parcours fuit

On peut résumer les huit contrôles dans une grille assez simple.

ÉtapeQuestion à vérifier
ComprendreLe visiteur comprend-il l’offre et sait-il qu’elle le concerne ?
CohérenceLa page répond-elle bien à l’intention qui a généré la visite ?
AgirL’action principale est-elle évidente ?
ContacterLe formulaire est-il simple et fonctionnel ?
Faire confianceLe visiteur dispose-t-il de preuves suffisantes ?
UtiliserLe parcours fonctionne-t-il correctement, notamment sur mobile ?
MesurerLes conversions importantes sont-elles réellement suivies ?
TraiterQue devient la demande une fois envoyée ?

Ce tableau permet surtout d’éviter de conclure trop vite :

« Il me faut plus de visiteurs. »

Peut-être.

Mais il faut d’abord savoir combien des visiteurs actuels arrivent au bon endroit, comprennent l’offre et peuvent réellement devenir des prospects.

Une personne consulte une fiche d’établissement Google sur ordinateur portable.

Alors, quand faut-il augmenter le trafic ?

Une fois que le parcours est suffisamment solide. Cela ne signifie pas attendre un site parfait : il n’existe pas.

Mais si :

  • l’offre est claire ;
  • les bonnes pages existent ;
  • les conversions sont suivies ;
  • le formulaire fonctionne ;
  • le traitement commercial est en place ;
  • et le trafic actuel montre déjà des signes de conversion ;

alors augmenter l’acquisition devient beaucoup plus rationnel.

À ce moment-là, davantage de trafic peut réellement amplifier quelque chose qui fonctionne.

Plus de trafic n’est pas toujours la première réponse à un manque de demandes.

Avant d’augmenter l’acquisition, vérifiez ce que devient le trafic que vous avez déjà.

Votre site reçoit des visiteurs mais les demandes ne suivent pas ?

Ne commencez pas nécessairement par augmenter le trafic. Commencez par suivre le parcours d’un prospect de bout en bout : d’où vient-il, ce qu’il voit, ce qu’il fait, ce que vous mesurez et ce qui se passe après sa demande.

Si c’est votre situation, la page Mon site ne génère pas assez de demandes vous aide à reprendre le diagnostic dans le bon ordre.

C’est souvent à cet endroit que l’on distingue enfin un problème d’acquisition d’un problème de page, de tracking ou de suivi commercial.

Identifions où se perdent vos prospects

Sources & repères

Google Ads — Landing page

Google Search Central — Comprendre l’expérience sur la page

Google Analytics — Mesurer les événements clés

Google Analytics — Événements clés et conversions


Ressources pour aller plus loin


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